L’île de Malte, un paradis pour le jeu en ligne
Vendredi 5 juin 2009 // Actus Casinos
Le casino du 21ème siècle ne ressemble plus du tout à celui du 20ème. En effet, il prend place sur votre écran d’ordinateur et vous permet de vous adonner à de nombreux jeux d’argent via votre connexion Internet. Partouche, Barrière, Tranchant ne font peut-être pas tout à fait parti du passé mais, ils vont maintenant devoir compter avec Playtech, Partygaming ou ChiliGaming, entre autre.
Alexandre Dreyfus, directeur de ChiliGaming
Alexandre Dreyfus a juste un peu plus de 30 ans et il dirige actuellement, ChiliGaming, une des 230 entreprises de jeu d’argent en ligne qui opèrent depuis Malte, une île perdue en pleine Méditerranée peuplée de seulement quelques 400 000 habitants. Depuis 2004, elle fait parti de l’Union européenne. Comme lui, plusieurs français misent tous sur l’avenir de cette industrie qui est encore illégale en France. Néanmoins, elle le sera prochainement, dès le début de l’année 2010. Actuellement, 15 % des 100 000 membres de Chilipoker, la salle de poker en ligne de Chiligaming, sont français. En tout, le site réalise un chiffre d’affaire de 6 millions d’euros.
Malte, El Dorado des sociétés de gambling online
Avec un cadre de vie enchanteur, des loyers très bas et une fiscalité très intéressante (moins de 0,5 % de taxe avec une limite maximale de 470 000 euros), Malte possède toutes les qualités pour devenir l’El Dorado de ce type de sociétés qui ne peuvent pas encore opérer depuis la France, la faute à l’actuel monopole de la Française des jeux et du PMU qui rapporte beaucoup d’argent à l’Etat.
La France réfractaire au jeu d’argent en ligne
« Pendant longtemps, l’Etat français a relayé l’idée que nous étions hors la loi, mais n’a jamais déposé aucune plainte contre nous, sachant bien que la Cour européenne lui donnerait tort », affirme le directeur de B3W Group, François Brust, qui développe des logiciels de casino en ligne pour des opérateurs. Normalement, la France devrait ouvrir son marché du jeu d’argent à la concurrence le 1er janvier 2010, pourtant l’Assemblée nationale n’a pas encore étudiée le projet de loi.
Des discordes entre la France et l’île de Malte
« Ce texte devrait être présenté à la mi-juin, devant le Conseil de l’Europe. Nous y serons attentifs et apporterons probablement quelques commentaires… », explique Alain Caruna, le chef de cabinet du ministre de l’Economie maltais. En effet, l’île reproche à la France de demander que les entreprises opérant depuis son territoire installent une copie de leur serveur informatique sur le sol hexagonal, comme si la Lotteries & Gaming Authority (LGA), organisme qui gère et régule l’industrie du jeu d’argent en ligne à Malte, n’était pas compétente. Il y a une autre raison de discorde entre les deux pays. En effet, les joueurs hexagonaux ne pourraient pas se servir des sites maltais, ce qui représenterait une perte de revenus très importants pour l’ile, où l’industrie emploie plus de 3 000 personnes, mais aussi des gains moindres pour les joueurs puisque la France devrait imposer une taxation très élevé.